Document Body Page Navigation Panel
1
Développement
FINANCES
Une aide de $14 millions EU pour 90 institutions Africaines 1min 49sces 3
C'est grâce à la Fondation Ford que plusieurs organisations non
gouvernementales assurent toujours leurs opérations.
Citation développement 30 secs 13 Les Lions africains sont attendus.
GOUVERNEMENT
Un sondage montre que les Nigérians s'opposent à la Sharia 3mins 18 secs
6 Il s'agit là d'une opposition générale par les Nigerians
SANTE
Un monde sans polio 4mins 31secs 8 Une Indienne se souvient de son
expérience du vaccin poliomyélitique buvale .
Une organisation internationale Médecins sans Frontiêre se charge de la
lutte contre la malaria dans le delta du Niger 1min 51secs 5
RECHECHE
L'Onu exhorte les pays en développement à mener des recherches sur les propriétés
de la fécule 1min 51secs 3
La Fao encourage les pays africains à se lancer sur le marché mondial de
la fécule.
FEMMES
La fille qui a réalisé son rêve 3mins 45secs 14 Sarah réalise ses
rêves malgré la perte de l'une de ses jambes dans un accident
de la circulation.
L'Unesco exhorte les femmes à se mettre à la une le 8 mars 1min. 37secs
5 Une campagne pour une journée mondiale au cours de laquelle la femme
se
fera parler d'elle.
Les femmes rwandaises partagent les époux afin de réhabiliter leurs familles
3mins. 20secs 7
Le géocide pousse les rwandaises désesperées à partager les conjoints.
Environnement.
AGRICULTURE
Le singe est l'ami du cultivateur 1min. 16secs 4 Gratuitement le singe
des tropiques fait enrichir le planteur de coco.
La récolte des nuages au secour des villages ravagés par la
Sécheresse 2mins. 56secs 6 Un village trouve le moyens de retenir
les nuages pour ses besoins en eau.
Les oiseaux du Swaziland menacés d'extinction 1min 19secs 4 Au Swaziland
les oiseaux domestiques indigènes risquent de disparaître pour
la manvaise pratique de l'élevage animal. 1
1 Page 2 3
Vol II No. 15
Mars 2000 (French) CHANGE Radio
2
DESERTIFICATION
Recours à la tradition pour la lutte contre l'avancement du désert 4mins.
22secs 9 Une pratique traditionnelle peut se révéler utile pour la lutte
contre
la désertification. Catastrophe
La Banque mondiale aide des pay pauvres à faire face aux catastrophes
naturelles 58 secs 3
Un partenariat international cherche à réduire les pertes économiques et
humaines des catastrophes naturelles.
FORÊTS.
Avant c'était l'exploitation du bois, aujourd'hui c'est la conservation des
forêts 3mins 58 secs 10
Une communauté qui dépendait uniquement de l'expliotation du bois s'adapte
aux réalités de la défense de l'environnement.
Le Hcnur intensifie la campagne en vue de la préservation 1 mins 16secs
5 de l'environnement des communautés d'accueil des réfugiés dans le nord
de
l'Ouganda
Une nouvelle politique mondiale sur les forêts est en vue 3 mins. 7secs
8
Pour les enfants Une histoire centrafricaine du premier zèbre
4mins 49secs 11
Pourquoi le zèbre porte des zébrures bizarres.
Les petits du porc-épic 5mins. 43secs 13 Le porc-épic garni de
pointes sembe incapable de protéger ses petits
Est-ce que le caméléon met bas en se suicidant? 2mins 11secs 12 Le
caméléon se trouve rarement parce que l'homme le méconnaît et le tue.
Pourquoi le cafard existe toujours même s'il n'a pas de valeur utile
58 secs 12
Les mouches et les cafards sont plus utiles que l'on croyait. 2
2 Page 3 4
Vol II No. 15
Mars 2000 (French) CHANGE Radio
3
90 institutions africaines partagent $14 millions EU 1min 49secs. Près
de 90 organisations non gouvernementales, des gouvernements et des agences démi
autonomes
gouvernementales africains ont bénéficié d'une aide financière de $14 millions
EU de la Fondation Ford au cours de la première partie de l'année écoulée. Toute
l'aide a été consacrée aux trois secteurs du programme
de la fondation à savoir, l'acquisition des biens et le développement communantaire,
la paix et la religion.
Cette aide accordée entre le 1er févirier et le 31 mai 1999 se chiffrait de
$30, 000 EU à $1,000, 000 EU et s'échelonne sur une période allant de 3 mois
à 3ans. Parmi les bénéficiaires, des institutions de 14 pays des 4
régions géographiques du continent à savoir, Egypte, Ghana, Kenya, Mozambique,
Namibie, Nigéria, Sénégal, Sierra Léone, Afrique de Sud, Tanzanie, Tunisie,
Ouganda, Zambie et Zimbabwe. L'aide a été déboursée
pour le compte des instituts de recherche, des universités, des projets de préservation
de la nature, des programmes de voirie et de développement communautaire, des
groupes de média et de théâtre, des
organisations non gourvernementales s'occupant des projets de lutte contre le
sida, des questions relatives à la santé reproductive et aux femmes. Il faut
aussi citer des projets forestiers communautaires et de défense des
droits de l'homme sans oublier la campagne pour la promotion de la démocratie,
la justice, la paix et la sécurité, la lutte contre le travail des enfants et
toute forme de violence. L'aide a été aussi attribuée aux
programmes des droits sociaux, économiques, culturels et des minorités, d'action
affirmative et de sensibilisation à l'opération de l'Internet.
Les domaines cibles ont été choisis afin de redorer l'image de la Fondation
Ford en tant que source de fonds pour des gens et des institutions capables
de changements innovateurs dans le monde dans l'optique du
renforcement des valeurs démocratiques, de la réduction de la pauvreté et de
l'injustice, de la promotion de la coopération internationale et du progrès
de l'homme.
Rapport Fondation Ford.
La Banque mondiale aide les pays pauvres à faire face aux catastrophes
naturelles 58 secs.
La Banque mondiale et une coalition internationale de gouvernements ont
lancé une campagne globale visant à aider les pays en développement à relever
le défi des catastrophes naturelles. Parmi les membres du partenariat
international, dénomé, Pro Vention Consortium, des organisations inernationales,
des compagnies d'assurance privées, des universités et des organisations non
gouvernementales.
Selon la Banque mondiale, les sinistres avaient provoqué la mort de 50 000
personnes et la destruction de biens se chiffrant à $65 milliards EU rien qu'en
1998. Presque tous les décès ont été enregistrés dans les pays
en développement où les plus touchés sont les plus pauvres du monde. Les catastrophes
ont souvent ravagé les mêmes pays successivement.
Pro Vention Consortium s'efforce de doter les pays en développement des facilités
pour mieux s'occuper des catastrophes telles, tremblement de terre, ouragan,
innondations et minimiser les pertes en vies humaines et en
propriétés. Addis Tribune/ africanews. Org
L'Onu exhorte les pays en développement à mener des recherches sur les
propriétés des fécules 1min. 51 secs
L'Organisation mondiale pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a exhorté
les instituts de recherche des pays en développement à étudier les diverses
propriétés des fécules afin d'aider les pays à se faire tailler une
bonne part du marché mondial de la fécule. 3
3 Page 4 5
Vol II No. 15
Mars 2000 (French) CHANGE Radio
4
'L'accès à l'information sur les propriétés de la fécule permettrait aux pays
en développement de vendre leurs produits à des prix compétitifs sur le marché
international, ' précise Morton Satin, responsible des services de
gestion post récolte et agro-industrielle de la Fao.
Les fécules se trouvent dans la plupart des produits agricoles dont blé, mais,
riz, patates, manioc et moelles des sangoutiers. Les fécules s'emploient pour
la cuisson de grains, de céréales et de croûtes, de soupe et de
sauces, d'aliments congelés, de crèmes non laitier en poudre, de gâteau et de
produits laitiers. On peut aussi les utiliser sous forme d'adhésifs, d'explosifs,
dans l'industre du papier, du cosmetique, pharamaceutique et
des mines.
A présent la plupart des recherches sur les fécules tropicales sont conduites
par des organisations dans les pays développés. Et 'cette tendance doit être
renversée s'il faut encourager la présence des pays en
développement sur le marché inernational, ' déclare Satin. La Fao a entamé les
recherches sur les propriétés fonctionnelles de la fécule il ya un an et travaille
en collaboration avec des instituts de recherche en Italie et en
Thaïlande. L'organisation entend financer d'autres recherches sur les valeurs
chimiques, physiqes et et alimentaires de la fécule. Satin a souligné que la
fécule tout comme d'autres cultures vivrières de base des tropiques n'a pas
encore fait l'objet de la recherche qu'il faut pour renforcer sa présence sur
le marché international. FAO
Le singe est l'ami du cultivateur 1 min. 16secs Le singe peut vous
paraître embêtant s'il s'introduit dans votre verger ou plantation de banane,
mais une
récente recherche montre que cet animal peut faire accroître les récoltes d'un
planteur de coco en mangeant les noix vertes. La recherche qui portait sur l'espèce
de singe rouge des tropiques de Zanzibar en Afrique de
l'est a été conduite par Kristien Siex et Thomas Strubsaker de l'Université
Duke à Durham en Californie du nord. Ils ont découvert que les singes ne mangent
pas les noix de coco n'importe comment tout comme les
habitants de l'île.
'Etant donné que les singes préfèrent les noix vertes, ils agissent au fait
comme des tailleurs non-rétribués en faisant augmenter les produits sur les
arbres, selon Siex et Struhsaker. Ils ont découvert que les cocotiers où
les singes ont prélevé six noix vertes par mois ont rapporté en moyenne 13 noix
de coco chaque mois. Et là où ils ont consommé dix noix vertes, les cocotiers
ont produit 17 noix. 'Les cultivateurs doivent remercier les
singes et ne pas les persécuter, ' concluent –ils. L'Economist.
Les Volialles du Swaziland menacés d'extinction 1min 19secs Deux espèces
d'oiseaux indigènes du Swaziland sont en voie de disparition. Il s'agit des
espèces au cou nu et
de court de pattes. Elles sonts très rares. Et les autorités pensent que ces
oiseaux risquent de disparaître pour toujours. Le ministre de l'Agriculture
et des coopératives du Swaziland, Roy Fanourakis, s'en prend à l'absene
d'une campagne pour la promotion du secter de l'élevage de volailles, à la pénurie
des ressources animales domestiques et aux services de gestion ad-hoc qui ne
sont pas bien coordonnés.
Entretemps, trois organisations internationales, le programme des Nations
unie pour le développment (Pnud), la Fao et le conseil de développement de l'Afrique
australe (SADC) ont lancé un projet pour la moblisation
des ressources génétiques animales domestiques afin de trouver une solution
au problème de ce secteur de l'économie du Swaziland. Fanorakis est optimiste
et pense que les mesures adoptées aboutiront pour conduire
à une bonne gestion de 'nos ressources génétiques animales afin d'une production
agricole durable pour le bien du peuple. '
PANA 4
4 Page 5 6
Vol II No. 15
Mars 2000 (French) CHANGE Radio
5
L'Unesco exhorte les femmes à faire parler d'elles le 8 mars 1min. 37secs.
Les organisations de media du monde priées de réserver une place prioritaire
aux femmes jornalistes à la
direction de la rédaction de leurs quotidiens et émissions à l'occasion de la
Journée mondiale des femmes le 8 mars. Le directeur général de l'Unesco, Koichiro
Matsuura qui a lancé un appel à cet effet en février a
demandé à tous les chefs exécutifs des médias de faire la date du 8 mars une
journée mémorable en veillant à ce que les femmes soient à la une.
'Si les journalistes, la presse et les organisations qui les représentent
réunissent leurs efforts pour faire aboutir cette campagne, alors pour la première
fois, dans l'histoire les informations d'une journée publiées par la
presse écrite et électronique à travers le monde seront rédigées sous la direction
des femmes, ' a-t-elle déclaré. 'A travers cette attention portée sur des chances
égales dans le medias, l'Unesco entend souligner le fait que
la libre circulation de l'information serait mieux garantie si tous les journalistes
doués ont une chance égale de devenir rédacteurs et chefs exécutifs des medias
sur base de compétence professionnelle sans aucune
discrimination éthnique, religieuse, de sexe et j'en passe. ' L'Unesco reconnaît
que les femmes occupent déjà des postes clés dans certaines maisons de media
et voudrait donc que chaque organisation décide de la
meilleure façcon de réussir la mise en application de cette initiative. UNESCO
Une organisation international s'occupe de la lutte contre la malaria dans
le delta du Niger 1min. 17secs
Après deux missions d'étude des besoins médicaux des habitants du delta
du Niger, la région la plus prédisposée à la violence au Nigéria, l'organistion
internationale d'aide humanitaire primée, Médecins Sans Frontières
(Msf) a pris la décision de mettre au point un programme d'intervention anti-malaria
dans la région. Les missions d'études médicales ont établi que la maladie est
la principale cause de la mortalité et de la morbidité
parmi les 100 000 habitants de la région littorale riche en pétrole.
Le programme sera basé à Yenegoa, la capitale de l'Etat de Bayelsa et il va
tout d'abord mener ses opérations avec cinq expatriés et 30 agents de santé
nigérians. Des unités mobiles seront introduites pour assurer la
couverture génerale de la population du delta. Parailleurs deux programmes de
traitement de la fièvre et de la malaria et de prévention et d'information seront
aussi lancés. L'Organisation travaille au Nigéria depuis 1996
date à laquelle elle était intervenue pour la lutte contre la méningite dans
le nord du pays. Elle a aussi contribué à la lutte contre la rougeole, la fièvre
jaune et la choléra.
Médecins Sans frontière
Le Hcnur intesife la campagne pour la conservation de l'environnement.
1 min. 16secs.
Le Haut commissariat des Nations Unies Pour les réfugiés (Hcnur), multiplie
les efforts dans le cadre de la campagne contre la dégradation de l'environnement
dans le camps des réfugiés dans le nord de l'Ouganda.
Prenant la parole au cours d'un colloque à kampala en Ouganda, le représentant
adjoint du Hcnur, Adera Tsegaye a annoncé que l'agence onusienne avait reçu
une aide de $42 millions EU du ministère allemand de la
coopération économique (BMZ) pour la restauration de l'environnement dégradé
et la réduction de l'effet de la présence des réfugiés dans la région. « Ce
projet impliquera une série de mesure dont activités forestiéres,
procédures de ravitaillement, conservation du sol et de l'eau et programmes
de sensibilisation à la défense de l'environnement destiné aux réfugiés et aux
communautés avoisinantes, » précise Tsegaye. Ce n'est pas la
premiére fois que le BMZ finance des projets dans la régions. Un tel projet
financé par le BMZ a été mis à exécution de 1996 à 1999. Le nouveau projet sera
élargi en faveur d'autres projets de gestion de l'environnement
de plusieurs autres régions d'accueil des réfugiés y compris les districts d'Arua,
de koboko, d'Adjumani et de Moyo qui ont encore des forêts.
New Vision/ Africa news – on line. 5
5 Page 6 7
Vol II No. 15
Mars 2000 (French) CHANGE Radio
6
La récolte des nuages au secour d'un village ravagé par la sécheresse 2mins
56secs
Caleta Chungungo, un village montagneux de l'une des régions les plus arides
du Chili en Amérique du sud a trouvé les moyens de mettre le village à l'abri
de la sécheresse en récoltant les nuages.
Caleta se desséchait et se vidait jusqu'au moment oú des environnementalistes
chiliens, des chercheurs canadiens et des agences de financement internationales
out décidé d'exploiter les avoirs de nuage de basse altitude qui
traverse le village presque chaque soir.
L'art de capter les nuages peut paraître aussi difficile que faire mettre en
bouteille un arc-en-ciel. Mais les habitants de Caleta ont trouvé le moyens
de faire ceci. Ils peuvent exprimer l'eau d'un ciel autrement avare en
la captant dans des filets.
Ils disposent de 86 ' filets' qui sont en réalité des panneaux couverts de
tulle de nylon à peu près la dimension d'un panneau publicitaire installés au
versant d'une montagne pour la capture du chamanchaca au passage.
Des gouttelettes d'eau des nuages condensées dans le tulle qui sert d'une
large surface pour cette fin. Dès le moment où elles seront assez grosses, elles
glissent à travers des trous dans des réservoirs où le liquide recueilli
est filtré et chloré avant d'être consommé. Quand il fait beau, un panneau peut
capter 700 litres d'eau.
Contrairement à ses voisins des vallées avoisinantes, Caleta dépend moins des
rivières proches. Pire encore, le village se trouve dans une région où la pluviométrie
locale est au dessous de 700mm par an. Ainsi les 350
habitants de Caleta se sont vu obligés de dépendre des camions d'eau venus d'ailleurs
pour survivre. Cette eau revient trop chère pour la plupart des cultivateurs
qui s'efforcent de vivoter là. Cependant le système de
capture rapporte à l'heure actuelle près de 300 000 litres d'eau par mois soit
à peu près 30 camions d'eau. 300 litres de cette eau se vendent un dollar, ce
qui représente le cinquième du coût d'eau des camions. Cette
source d'eau sans problème et moins chère a contribué au contrôle de l'exode
des cultivateurs de Caleta, selon Benjamin Quiijandria, un expert latino américain
au Fonds international pour le développement agricole
à Rome qui a participé au financement du projet. Les cultivateurs à grande échellee
des villages voisins s'intéressent déjà au projet. Ils examinent la possibilité
de faire élargir le projet afin de réduire le coût élevé
d'irrigation de leurs champs agricoles. L'Ecnomist
Un sondage montre que les Nigérians s'opposent à la Sharia 3mins. 18secs.
Un sondage conduit par RMS Media, une organisation Gallup montre que les
Nigérians s'opposent à
l'instauration de la loi islamique, la sharia introduite dans l'Etat de Zamfara
au nord ouest du Nigéria en novembre, 1999. On a enregistré l'opposition la
plus farouche selon des considérations éthniques et
géographiques, particulièrement dans le sud du pays à domination chrétienne.
On a aussi fait état d'une certaine opposition dans le nord parmi les Chrétiens
et les Musulmans. Mais cette opposition n'est pas aussi importante
pour décourager l'instauration de la loi dans 8 autres états du nord où elle
a été adopteé avec une majorité absolue.
L'opinion de plus de 5 000 personnes de tous les états de la fédération exception
faite de Zamfaa, a été sondée et on a constaté que la moitié des Nigérians n'est
pas d'accord avec l'instauration de la sharia dans l'Etat de
Zamfara tandisqu'un tier l'a applaudie. Un nombre plus élevé de sudistes s'y
opposait dont près de 100% dans l'Etat de Lagos, suivi tout près de l'est et
de l'ouest. Le sondage n'a pas pû être conduit dans l'Etat de
Zamfara pour raison de sécurité. 6
6 Page 7 8
Vol II No. 15
Mars 2000 (French) CHANGE Radio
7
Un sur trois nordistes s'opposait à la mesure ; un sur dix d'entre eux a gardé
la neutralité. Ce chiffre est beaucoup plus élevé qu'envisagé compte tenu des
déclarations faites par les Etats de Niger et de Zamfara,
déclarations selon lesquelles ils auraient joui du soutien absolu du peuple
pour l'instauration de la loi islamique.
Bien qu'il yait au niveau national un grand nombre de personnes qui s'opposent
à l'instauration de la sharia, le sondage montrait que la mesure jouissait d'assez
de soutien dans au moins 7 états du nord, particulièrement au
nord est et au nord ouest. Cependant on a enregistré 31% de non dans l'Etat
de Niger et 58% pour l'Etat de Kaduna. Les chiffres pour les états de Bauchi,
Adamawa, Gombe, Nassarawa, Taraba, Plateau et Kogi vont
de 34 à 75%.
Selon le sondage, 2 sur 3 personnes au Nigéria, soit la moitié des personnes
dont l'opinion a été sondée au nord, et 1 sur 3 musulmans du nord auraient aimé
que le gouvernement fédéral adopte des mesure plus fermes
contre l'instauration de la loi islamique à Zamfara. Le président Olusegun Obasanjo
ne s'est prononcé ni contre ni pour cet événement. ' En réalité, l'incapacité
du gourvernment de se prononcer précisement sur cette
affaire a encouragé d'autres états à discuter de l'introduction de la sharia,
' précise le sondage. On peut bien ementir le propos du gouverneur de l'Etat
de Niger qu'il aurait agi selon les demandes de la grande majorité
du peuple, ' poursuit le sondage. Et d'ajouter qu'il ' saute aux yeux que l'adoption
de la sharia va à l'encontre de la volonté du peuple de l'Etat de Kaduna où
l'affaire fait l'objet d'intenses débats. Il faut aussi souligner que
l'exercice fait état d'une opposition farouche à l'instauration de la loi chrétienne
ou d'un état chrétien. Mais un nombre plus élevé de musulmans est plus disposé
à accepter un état chrétien contre celui islamique.
Les femmes rwandaises partagent les époux pour réhabiliter leurs familles
3mins 20secs.
Au Rwanda les femmes trouvent difficilement des maris. Elles avaient perdu
leur époux et leurs enfants pendant le génocide enregistré dans ce pays en 1994.
Elles sont maintenant obligées à patager les époux pour la
réhabilitation de leurs familles. Ceci fait déjà courir des bruits alaramistes
parmi les agents de santé qui font état d'un nombre croissant de personnes infectées
du sida en raison de cette pratique.
Josephine Nyinawankusi a perdu son époux et ses 4 enfants durant le génocide.
Elle veut coûte que coûte reconstituer sa famille et se dit prête à le faire
au péril de sa vie.
'Vivre au Rwanda sans époux ni enfants n'est pas une vie, ' déclare-t-elle 'Les
maris sont maintenant rares mais on peut du moins avoir des enfant, ' souligne-t-elle.
Et pour faire ceci, il lui faut partager des partenaires
sexuels avec d'autres femmes qui se trouvent dans la même situtation. De nombreux
hommes ont été tués pendant le génocide. D'autres ont été emprisonnés plustard
pour leur rôle à l'époque du génocide. Et il y a
peu d'espoir pour une femme comme elle de trouver un époux. Et en décidant de
partager les époux, Nyinawankusi court le risque de contracter le virus du sida.
'J'en suis pas ignorante, mais une famille est plus importante, ' dit-elle.
Ce comportement, dénommé 'kwinjira' se pratique en général dans les régions
rurales du Rwanda depuis le génocide. C'est pire dans la région
centrale du pays théâtre des plus grands méfaits du génocide qui avait coûté
la vie à près de 800 000 personnes. Dans certaines parties de la région les
hommes ne représentent que 20% de la population.
Déjà, le virus du sida constitue un grand danger pour le Rwanda. Près de 11%
de la population seraient séro-positifs. Pour les agents de santé, le sida constitue
le 'nouveau génocide' à craindre. Selon le Dr. ldephonse
kamali de l'hôpital de kabgayi à Gitarama, près de 50% des personnes qui ont
subi des examens médicaux pour le dépistage du sid sont séro-positifs. Et le
directeur du programme national de lutte contre le sida, M. 7
7 Page 8 9
Vol II No. 15
Mars 2000 (French) CHANGE Radio
8
Innocent Ntaganira, précise que les sidéens constituent 60% des malades hospitalisés
et que plus de 200 000 Rwandais dont 50 0 0 0 enfants ont été tués par la maladie.
Selon lui, il n'est pas facile de conseiller la
prudence å un peuple qui a échappé le pire nettoyage éthnique de l'histoire
depuis la seconde Guerre mondiale. 'Les survivants du génocide sont devenus
hédonistes. Pourquoi craindre une maladie qui les tuerait dans 10
ans ? Pour les femmes, si le sida est le risque qu'il faut courir pour reconstituer
leurs famille, alors ceci vaut la peine. '
Deseret news. Com
Une nouvelle politique globale des forêts à l'étude. 3mins 7secs. L'intérêt
porté aux foréts et leur importance pour le bien être économique de l'homme
sont au centre des
récents documents de politique générale des Etats Unis et du Programme des Naitons
unies pour l'environnemnt (Pnue)
Le Forum intergourvernmental des Nations unies sur les forêts s'est réuni
à New York du 31 janvier au 11 février pour discuter des dispositifs internaitonaux
pour la gestion et la protection de toutes les espèces de
forêts du monde. Et aux Etats Unis des questions relatives aux forêts ont été
évoquées dans le projet de budget 2001 du président Bill Clinton. Baptisée initiative
de boisement de la planète, la proposition de Clinton prévoit
la réintroduction du projet d'écheange de la dette contre la nature, pratique
au terme delaquelle les pays endettés obtiennent une remise d'une partie de
leurs dettes à condition que le montant impliqué soit consacré
à la conservation de la nature. Le Forum intergouvernement sur les forêts est
le 4ème et dernier du genre. Ses recommendations définitives seront soumises
à la session de la commission des Nations unies sur un
développement durable pour l'action en avril.
Le 4ème forum a discuté des démarches institutionnelles et juridiques en vue
de la protection des forêts. Il a aussi examiné les causes fondamentales du
déboisement et de la dégradation des forêts ; la consvervation des
zones protégées, les besoins des pays dotés de couvertures forestières épaisses ;
la recherche forestière, la bio-diversité forestière, les feux de brousse ;
la conservation du sol et de l'eau, le commerce, le transfert de
technologies et ressources financières.
'Le déboisent se pratique encore dans les pays en développement surtout parce
qu'ils ont besoin des produits de bois et de terres agricoles, ' declare le
rapport du Pnue sur l'état de l'environnement, 'Rapport environnement
mondial 2000. 'Quelques 65 millions d'hectares de forêts ont été perdus entre
1990 et 1995 de 3 milliards 500 milions d'hectares. La valeur des forêts restant
est menacée par une série de problèmes dont l'acidification,
bois de chauffage, extraction de l'eau et feux de brousse. '
Le directeur exécutif du Pnue, M. Klaus Toepfer a présenté un document de politique
générale au forum et a exhorté les participants à considérer les forêts comme
des écosystème qui ont des valeurs économiques,
industrielles, culturelles, naturelles, et sociales et présentent d'autres avantages.
'La conservation des forêts et la défense de la nature sont étroitement liées
aux efforts en vue de l'équité sociale et de la croissance
économique….. il nous faut faire cesser le cycle vicieux de la pauvrété, la
sécheresse, la pénurie d'énergie et du déboisement. ' M. Toepfer a ajouté que
la nouveau project de politique générale des forêts de son organisation
se soldera par une approche pratique à la mise en application des politiques
tout en renforçant les efforts en vue de la gestion des écosystèmes et de l'amélioration
de la collaboration entre les organisations et les accords
internationaux. PNUE
Un monde sans polio 4 mins. 31 secs Alors que le monde porte une attention
particulière sur l'Afrique et l'Asie dans le cadre de la dernière phase de
la lutte contre la polio, une journaliste indienne paralysée après qu'elle s'est
faite vacciner par voie orale contre la polio raconte son expérience mais précise
que le vaccin et l'immunization des masses demeurent toujours 8
8 Page 9 10
Vol II No. 15
Mars 2000 (French) CHANGE Radio
9
les plus efficaces pour la lutte contre la polio. C'était le 6ème jour d'une
matinée d'octobre 1967. Je portait ma robe volante et des chaussures à lacets
et
mon grand-père et moi se rendaient au centre de santé pour se faire vacciner
contre la polio. Gambadant et chantant en route je ne savait pas que ce serait
la dernière fois que j'allais me servir de mes deux jambes.
A notre retour le soir je me plaignais que j'avais mal aux jambes et souffrais
d'une fièvre forte. Je n'oublierais jamais cette soirée. Ma grand-mère me portait
aux toilettes. Ma jambe de gauche ne fonctionnait plus et je ne
pouvais plus me mettre debout et je pleurais de douleur.
Par la suite, de nombreux autres enfants comme moi commencèrent par se présenter
à l'hôpital de jaipur, la capitale de l'état occidental indien de Rajasthan.
C'était deux semaines après qu'on a diagnostiqué qu'il
s'agissait d'une épidémie de polio. Mon troisième anniversaire allait avoir
lieu dans un mois et j'étais paralysée pour toujours ! C'était en 1967. Les
grandes épidémies de polio qui avaient ravagé principalement les pays
industrialisés pendant près de deux décénnies des 40 aux années 60 – paralysant
des milliers d'enfants chaque année – allaient être matées avec l'introduction
d'un vaccin efficace.
Le Dr. Jonas Salk des Etats Unis décourvrit le vaccin antipoliomyélitique
inactivé, VAI, en 1955. Il s'agissait d'un virus poliomyélitique 'meurtrier'.
Le rival de Salk, Le Dr. Albert Sabin allait introduire le vaccin
antipoliomyélitique buvale, VAB, en 1961. Le VAB était constitué de virus poliomyélitique
vivant rendu inactif. En Inde, le VAB faisaient défaut en Inde. Et contrairement
à ce qui se passe à l'heure actuelle, il n'existait
aucun dispositif pour déterminer si les vaccins étaient exposés à la chaleur.
D'aucuns racontaient que les vaccins avec lesquels nous nous étions fait immunizer
étaient périmés. D'autres disaient qu'ils étaient exposés
au soliel à l'aéroport. Mais cet argument a dû être rejeté sous prétexte qu'un
vaccin exposé au soleil perd sa puissance et ne produit aucun effet. Les programmes
de sensibilisation sur la polio étaient tellement négligeables
en lnde qu'aucune mesure n'a été adoptée et cet incident – bien bouleversant
pour les enfants comme moi – allait être oublié. Pour les agents de santé indiens,
il s'agissait des cas d'enfants affectés par l'épidémie avant
l'injection du vaccin.
Une sur 3 millions de doses du VAB peut provoquer la paralysie. Bien qu'il soit
dangereux pour les individus, le risque de contracter la polio en se faisant
vacciner est moins important que les avantages de prévenir des
milliers de cas de la maladie chaque année. L'OMS adopte le VAB pour sa campagne
globale de lutte anti polio car il coupe la transmission beaucoup plus facilement
que le VAI. Plus d'un milliard de doses de VAB
sont utilisées chaque années à travers le monde. A l'heure où j'écris 31 ans
après, la polio n'a pas de remède. Mais on peut l'éviter et un programme se
poursuit en vue de l'éradication avant la fin de l'année. A l'heure
actuelle, on a étouffé la polio, dénommée la paralysie infantile dans bon nombre
des régions du monde. Mais cette maladie sévit encore en Afrique sub-saharienne
et en Asie du sud.
Neena Bhandari/ Moving Pictures Catalogue.
La tradition au secour de la lutte contre la désertification 4mins. 22secs
Une étude a été menée en vue le la documentation des méthodes traditonnelles
de gestion des ressources
tradtionnelles pratiquées par les cultivateurs et les bergers habitant les bords
du désert de l'Afrique sub saharienne. Cette étude avait pour objectif la promotion
de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté grâce à la
recherche sur la gestion des ressources des régions arides. Conduite par le
Desert Margins Program of the Consultative Group on International Agricultural
Research (CGIAR), l'étude a réussi la documentation des
pratiques traditionnelles existant favorables à la conservation tout en observant
que ces pratiques sont en voie de disparition. 9
9 Page 10 11
Vol II No. 15
Mars 2000 (French) CHANGE Radio
10
'Les pratiques et les systèmes qui aidaient les habitants des bords du désert
à vivre en harmonie avec la nature dans un écosystème fragile sont de plus en
plus violés, non pas délibérément, mais par manque d'autres
possibilités, ' conclut le rapport. Le Desert Margins Program a été lancé pour
préserver ces pratiques. Les communautés dont les traditions ont été étudiées
et documentées sont du Kenya et du Bourkins Fasso.
La communauté Turkana du nord ouest du Kenya pénalise toute personne qui abat
les arbres à Moru Anayeche, la forêt sacrée qui serait leur village d'origine.
La communauté protège aussi les forêts qui s'associent à l'esprit
des morts et dispose des règles de longue date qui concourent à la conservation
des arbres qui se trouvent proche des bords des fleuves et des maisons. Les
forêts appartiennent aux anciens mais la préservation est la
responsabilité de la communauté.
De la même manière, au Bourkina Fasso les communautés situées au bord du désert
plantent des arbres tels Acaia albida dans leurs champs parce qu'elles ont constaté
que leur présence renforce les récoltes. Elles
encouragent aussi la culture des restes de récoltes. Elles interdisent l'exploitation
de certaines espèces telles Panicum lactum et Cenchrus bilflorus pour bois de
chauffage parce que les grains sont consommés en saison
sèche, moment où il n'existe plus de mil ou sorgho.
Il n'ya pas longtemps, les bergers et leurs animaux se réfugiaient au nord en
saison de pluie pour ne revenir au sud qu'en saison sèche à la recherche des
pâturages. Les produits agricoles sont cultivés mais les terres
restaient en jachère afin de faciliter la régenération du sol. Mais avec la
population crosissante il n'existe plus de terres incultes ou assez de terres
en jachère. Les communautés aux bords du désert sont donc obligées à
abandonner leur mode de vie nomade pour la vie sédentaire et elles pratiquent
surculture, surpâturage et déboisement pour pouvoir survivre dans ces régions
arides.
'L'équilibre délicat de la vie dans ces communautés se rompt partout en provoquant
la désertification, la famine, la perte et la dégradation des vies humaines
et de l'environnement, ' précise l'étude. Ces problèmes se
sont aggravés lors de la sécheresse qui avait ravage l'Afrique entre 1968 et
1973. Des terres cultivés se sont transformées en désert et des milliers de
personnes et de tête de bétail avaient péri faute de nouritures. Les
scientifiques et les faiseurs de politiques penseut que si les ressources naturelles
sont gérées d'une façon durable on éviterait la dégradation du sol et les effets
dévastateurs de la sécheresse. La recherche du moyen de
faire ceci est à l'origine du lancement du Desert Margins Programme sous l'égide
d'un groupe d'organistion dont la Banque mondiale, le Fonds éco-régional, l'Agence
des Etats Unis pour le développement international
(USAID), la Facilié globale de l'environnement et le Centre international de
recherche et de développement Le programme a été lancé dans 9 pays africains :
Botswana, Bourkina Fasso, Kenya, Mali, Namibie, Niger,
Sénéga, Afrique du Sud et Zimbabwe. CGIAR News.
Avant on exploitait le bois, aujourd'hui on conserve la forêt 3mins. 58secs.
La route reliant l'aéroport de Redding et Hayfork une petite ville de 2000
habitants, se nichant dans la forêt
nationale de Trinity de la partie nord ouest de Californie, serpente autour
d'un col montagneux vert. C'est la route que Lynn Jungevirth emprunte souvent
et d'une certaine manière elle symoblise son unique rôle. Elle a
créé une route qui ouvre sa communauté à l'extérieur. Les forêts fédérales occupent
75% des terres du comté de Trinity et ses villages figurent parmi les plus importants
qui subsistent de bois en Californie. S'agissant du
débat vis-à-vis de l'avenir des forêts nationales des Etats Unis, Jungwirth
représente une voie puissante pour les communautés rurales qui dependent il
ya a longtemps de cette ressource et cherche à participer à la gestion
des forêts. Aux années 80 et au début des 90, les conflits à propos de l'exploitation
des forêts nationales américaines se sont intensifiés à la suite des pressions
faites par les écologistes en vue d'un plus grand contrôle
de l'exploitation du bois et ceux qui croyaient que leurs emplois étaient menacés
ont réagi. Plus de 10 millions 10
10 Page 11 12
Vol II No. 15
Mars 2000 (French) CHANGE Radio
11
de personnes habitent des villes où des emplois liés aux forêts constituent
la principale source de revenus . Tandisque cette question est souvent perçue
comme une affaire emploi – environnement, Jungwirth, âgée de
51 ans, appartenant à une famille de bûcherons et de scieurs, pense qu'il y
a moyen de prendre bon soins des forêts et améliorer la situation économique
des communautés de base. Bon nombre d'activistes aux Etats Unis
cherchent les moyens de réhabiliter les bûcherons et les scieurs afin de faciliter
la restauration et la conservation des arbres, des rivières et des bords des
fleuvres qui favorisent un écosystème forestier sain.
Ce projet fait partie d'un mouvement plus élargi impliquant la participation
des communautés locales à la bonne gestion des forêts. Pour les villages tels
Hayfork qui subsistent du bois, ce project représente une lueur
d'espoir.
En 1993, Jungarith avait ouvert le centre de recherche et de formation pour
faciliter la réussite de la nouvelle approche à la gestion des ses forêts dans
son village. En 1996, à cause de ses travaux à Hayfork, elle a été
invitée à devenir membre du conseil de plannification du 7ème congrès américain
des forêts financé en partie par la Fondation Ford. 'Le Conseil parlait de 3
comités : recherche, politiqe et éducation, ' indique Jungwirth.
Mais pourquoi pas aussi un comité des communautés ? 'Car peu importe votre politique,
recherche et éducation, elles ne peuvent pas aboutir sans appui social'
Aujourd'hui les comités communautaires qu'elle dirige constituent un réseau
national de près de 300 organisations et le moteur du mouvement communautaire
forestier aux Etats Unis.
Les agents forestiers de l'Inde, du Mozambique et de la Chine sont venus à Hayfork
pour s'informer des travaux du centre et partager des points de vue. Certains
des travaux du centre sont mis à l'essai dans d'autres
villages et villes.
Pour Jungwirth, il faut une combinaison de gestion de ressources communautaire
et d'autres activités pour que les villes telles Hayfork puissent avoir une
base économique plus diversifiée nécessaire pour leur survie. Elle
n'est pas souvent pessimiste. Mais il reste encore beacoup à faire. Rapport
Fondation Ford.
Pour les enfants
Une histoire centrafricaine du premier zèbre 4mins 49secs Au
commencement tous les animaux se ressemblaient. Ils n'avaient ni cornes spéciales
ni poils colorés. Mais
dans une grande grotte proche des bords du grand lac il se trouvait un grand
nombre de cornes de diverses tailles et de poils de tous types et couleurs.
Tous les animaux qui habitaient les plaines herbues furent bientôt
convoqués à se rassembler et à se rendre à la grotte le lendemain matin pour
y choisir cornes et poils qui leur conviennent. Ceci provoqua un frisson d'agitation
et d'attente et tous les animaux étaient pressés de voir ce qui
leur était réservé comme poils et cornes. Tous les animaux, sauf, le zèbre qui
ne se préoccupait toute sa vie que de quoi manger. On savait parmi les animaux
que le zèbre était gourmand. Au moment où tous les animaux se
dirigèrent vers le lac à l'aube, le zèbre refusa de les joindre. S'il fallait
faire un tel long voyage il faudrait prendre un bon repas d'herbes et il ne
voyait pas pourquoi les animaux s'enthousiasmaient autaut pour des cornes et
des poils. Les animaux exhortèrent le zèbre à se presser pour aller à la grotte
mais il murmura qu'il ne viendrait qu'après avoir pris une bouchée d'herbes.
Les animaux sont partis écoeurés en abandonnant le zèbre mal
élevé.
Des heures plustard, le zèbre décida qu'il avait mangé à sa faim et se mit en
route en trottant vers le lac suivant une trace dressée par les autres animaux.
Au moment où il s'approchait du lac, certains des animaux retournaient
aux plaines et le zébre s'étonne de leur changement en apparence. L'éléphant
a choisi un poil plutôt morne et 11
11 Page 12 13
Vol II No. 15
Mars 2000 (French) CHANGE Radio
12
gris mais il avait une belle paire de défenses d'ivoire. Le lion lui, a choisi
un poil luisant couvert de poussière avec une crinière royale de cheveux longs
et noirs. La martre portait un poil noire luisant et de larges cornes
courbes. L'un après l'autre, le zébre traversa tous les animaux vêtus de leurs
nouveaux poils. Enfin, il rentrait dans la grotte que le rhinocéros en sortait.
Malheuresement, le rhino était myope. Il a choisi un poil plusieurs
fois trop large et ample pour lui. Il a aussi pris des cornes inégales et les
fixa sur son nez. En bref le rhino paraissait bizarre mais il semblait satisfait.
Dans la grotte il ne restait qu'un poil rayé de noir et de blanc. Il n'yavait
plus de cornes. Le zèbre qui avait encore faim après ce long voyage ramassa
vite le poil. C'était tout à fait différent. Il s'en moquait. Il ne cherche
même pas de corne. Il avait encore faim. Entretemps dans les plaines les animaux
se félicitaient. Le zèbre y arrive. Il ignore tous les autres animaux et se
met à manger. Les animaux constatent son poil bizarre rayé de
noir et de blanc et commencent par rigoler. Le zèbre n'a pas de cornes et il
porte un poil bizarre et étrange, disent les animaux avec mépris. Le zèbre s'en
fichait. A quoi sert une corne car ce qui compte c'est de
manger ? Aujourd'hui le zèbre n'a pas de cornes mais il est toujours gros et
luisant dans son poil bizarre rayé de noir et de blanc.
Quand l'hippo était poilu.
Est-ce que le caméléon met bas en se suicidant ? 2mins. 11secs Il
y a un mythe en Afrique de l'est selon lequel pour mettre bas le caméléon grimpe
dans un arbre, puis tombe
et s'explose pour faire sortir ses petits. Ce mythe est faux mais c'est généralement
accepté. Son origine ? S'agit-il d'un accident ? Peut-être quelqu'un aurait
un jour vu un caméléon monter dans un arbre, tomber par
terre, s'exploser puis faire sortir ses petits.
Comment est-ce que le caméléon met bas ? Certaines espèce de camèlions mettent
bas dans les arbes. D'autres pondent les oeufs sous terre où la chaleur et l'humidité
de la saison de pluie concourent à les faire
éclore. De nombreuses personnes craignent le caméléon et le tuent. Peut-être
parce que le caméléon fait des choses étranges. Il peut changer de couleur n'importe
quand ; il peut faire rouler les deux yeux vers des
directions différentes. Il se déplace lentement et d'une façon bizarre. Tout
ceci fait peur aux gens. Mais le caméléon s'en sert pour se protéger et attraper
les insectes.
Le caméléon peut produire un kaléidoscope de couleurs. Il peut changer du
brun au vert, gris, orange, rose ou noir. Il peut y ajouter des zébrures et
des taches pour se camoufler davantage au changement de son milieu. A
cause de tout ceci les gens pensent qu'il est vénimeux. Mais il ne l'est pas.
Le caméléon n'est pas nuisible à l'homme. Contraiement à ce que l'on croit,
si vous êtes mordus vous n'allez pas mourir ou changer de couleur.
Cet animal nous aide a manger les sauterelles dans nos champs. Voilà pourquoi
il ne faut pas le tuer. Chonogolo.
Pourquoi le cafard existe toujours même s'il ne paraît pas utile? 58secs
Voici une bonne question et la réponse est simple : toute chose a un rôle
à jouer dans la nature. Les cafards et
les mouches font partie du système de voirie de la nature. En brousse ils mangent
les restes des animaux morts. Les mouches boivent le nectar des fleurs et les
fécondent avec du pollen. Plusieurs insectes ont trouvé un
nouvel habitat parmi les hommes. Les mouches et les cafards consomment les déchets
humains et les ordures. Malheureusement ils transmettent les microbes des ordures
à nos nourritures. Ces microbes peuvent nous faire
tomber malade ; donc il nous faut toujours couvrir nos aliments et nettoyer
nos foyers et notre environnement. Ce faisant, les mouches et les cafards ne
constitueront pas un danger pour nous.
Chonogololo. 12
12 Page 13 14
Vol II No. 15
Mars 2000 (French) CHANGE Radio
13
Citation développemnt. 30 secs. L'Afrique australe dispose de plus de
ressources, de minéraux et d'énergie que l'Asie sud est. Elle ne la
devance qu'en matrière de ressources humaines. Avec l'Afrique du Sud atcuellement
sur la scène, nous avons commencé par faire face à nos faiblesses en ressources
humaines. J'ai acquis la conviction que d'ici le milieu
du 21 ème siècle, on pourrait parler des lions d'Afrique australe tout comme
les tigres d'Asie. Christon Tembo, vice président zambien/ Le Courier.
Les petits du porc-épic 5mins. 43secs Le porc-épic aimait bien sa petite
famille de bébés porc-épic garnis de pointes et à son retour chez lui un soir
il ne les trouva plus et fut au désespoir. Avec inquiètude, il chercha à s'informer
de ce qui leur était arrivé. Il voit les empreintes de pattes de Goya, le chat
sauvage. 'Ce voleur ! ' Le porc-épic est furieux. 'Je vais l'attraper'
Et il suiva la foulée jusqu'au pied d'un grand arbre. Bien sûr, il pouvait entendre
les bébés crier et vagir au sommet de l'arbre.
Juste en ce moment, un petit vieux arrive. Il voit la détresse du porc-épic
et lui demande de quoi il s'agit. 'es petits ont été enlevés par le chat sauvage.
Il les a cachés dans l'arbre, ' dit le porc-épic pris de tristesse. 'e t'en
fais pas, ' lui dit le vieux. « Je vais te les ramener. Il se met à abattre
l'arbre qui s'écrase au sol. Le porc-épic se précipite au secours des bébés
tandisque le chat sauvage qui sauta de l'arbre, s'échappe dans la brousse
pourchassé par le petit vieux.
Bondissant à travers les herbes longues, le chat entra en collision contre le
lièvre et les deux roulèrent par terre dans un fourré de roseaux. Le vieux ne
constata pas la collision et courait toujours, croyant qu'il pourchassait
encore le chat.
'on ami, mon ami, tu es pressé, ' dit le lièvre haletant, se relevant du dessous
du chat. 'u'est – ce qu'il y a ? ' 'e vieux me pourchassait parceque j'ai volé
les bébés du porc-épic, ' s'expliqua le chat. 'Ne t'en fais pas, ' dit le
lièvre. 'Puisque tu es mon ami, je vais t'aider. '
Le lendemain matin le lièvre va chercher le porc-épic et se met à discuter avec
lui. 'Salut, Nhungu j'ai appris que tes enfants ont été volés hier. Il te faut
un endroit bien sécurisé pour les garder. Et j'ai une cachette et je vais
y garder tes enfants si tu veux. '
'Merci bien, '. Le porc-épic est bien reconnaissant de cette offre. Il est content
et il porta ses bébés et les déposa dans le trou.
Mais, au moment où il s'éloignait du lièvre, il l'entendit appeler et dire, «
Vite, chat sauvage, dépêche-toi ! » Pauvre porc-épic. Sachant qu'on l'a roulé,
il revient au trou en courant et se jeta au travers du trou avant
l'arrivée du chat sauvage. Enfin, comprenant qu'il a encore été contrecarré,
le chat décide de laisser le porc-épic en paix. Furieux contre le lièvre et
voulant se venger, le porc-épic se rend auprès de khala, le lion pour lui
parler de cet incident. Il lui explique ce qui s'est passé et demande l'intervention
du lion pour lui donner une leçon. Le lion est d'accord. Il veut se venger.
Il gardait rancune au lièvre et promit son assistance.
Losqui'il rencontra le lièvre, il grogna avec des menaces dans la voix. 'Qu'est-ce
que j'ai entendu parler à propos de toi et les bébés du porc-épic ? ' Le lion
parlait d'un ton menaçant mais le lièvre n'était pas pris de
panique. Il se recule lentement pas à pas s'expliquant doucement, 'On vous aurait
menti -je protégeait les bébés du porc-épic en les cachant dans un trou secret
qui m'appartient. 13
13 Page 14
Vol II No. 15
Mars 2000 (French) CHANGE Radio
14
'Venez, je vais vous montrer la cachette. ' Puis il se retourne et se précipita
dans le trou pour se sauver. Tout de suite, un orage se préparait et le lion
ne voulait pas se faire mouiller. Il arracha ses moustaches et les enfonça
dans la terre autour du dessus du trou et se réfugia dans la brousse pour se
mettre à l'abri de la pluie qui menance. Le lièvre voit les moustaches et croit
que le lion l'attendait et reste là jusqu'au moment où la pluie a
commencé puis de petits ruisseaux glissent dans le trou emportant les moustaches.
Lorsqu'il voit les moustaches se diriger vers lui, il hurle et crie au secours,
croyant que le lion descendait pour le prendre. L'une des moustaches
frôle ses pattes et il la prend et la regarde de près. Puis il rit. 'Les moustaches
du grand – père – rien d'étrange ! ' Alors, le lièvre la jeta dans une flaque
d'eau, sortit du trou et se dirige vers chez lui en courant.
Shangani Folktales.
La fille qui a réalisé son rêve 3mins. 45 secs. L'histoire vécue
de la petite Sarah Kellet. Elle a triomphé d'une tragédie personnelle dévastatrice
pour réussir
son ambition d'enfance.
En mai 1985, Sarah Doherty Kellet escaladait le Mont Mckinley dans l'Alaska
aux Etats Unis. Il ne s'agit pas là de l'histoire inventée d'une personne déterminée
qui s'arrangeait pour escalader le sommet intimidant d'un
mont.
Dès son enfance Sarah souhaitait devenir athlète. Elle s'entraîna à nager et
à faire le cyclisme. Elle aimait aussi l'alpinisme. Puis en 1973, la tragédie ;
à l'âge de 13 ans, elle est impliquée dans un accident de la route qui a
failli lui coûter la vie. Pour les médecins il yavait peu d'espoir pour lui.
Mais Sarah a survecu et travaille d'arrache pied pour récupérer sa santé. Elle
commence par participer de nouveau aux sports et en un an, elle
participait aux compétitions sportives pour les handicapés et elle remporte
des prix. Mais elle nourrit toujours un grand amour pour l'alpinisme. Prudente
et raisonnable, elle commence par gravir des monts moins élevés en
s'améliorant. Elle s'intéresse au mont Mckinley, le mont le plus élevé d'Amérique
du nord 6 194m et il y fait aussi froid qu'au pôle Nord. Elle a l'occasion de
gravir le mont Mckinley en 1985 au moment où on l'invita à
faire partie d'une expédition d'essai d'équipement composée de 4 membres. C'était
à cause de sa détermination et de son courage. Bien sûr Sarah disposit d'un
équipement spécial à cause de sa situation mais imaginez-vous
qu'elle descende une pente couverte de neige à l'adie des béquilles, se balançant
et plongeant avec une jambe! Il faut beaucoup de courage. Le 29 avril, 1985
l'expérience édifiante commence. Elle serait mise à l'épreuve
le jour où elle a gravi un mur raide de 4 900m couvert de neige. Ce n'est pas
bien élevé pour une personne bien portant, c'était trop raide pour une personne
qui utilise des béquilles. L'équipe s'installe dans un camp à 5
243m et devait y rester pour 3 jours à cause d'un orage qui s'est abattu.
Le 19 mai, il fera bon et l'équipe pouvait poursuivre l'aventure. Sarah participait
à tous les programmes du groupe. En quelques 12 heures de temps dans la matinée
après une ascension épuisante, l'équipe parvient au
sommet. Sarah a réalisé son rêve et elle a gravé son nom dans l'histoir d'alpinisme!
Tout comme Sarah, la vie d'enfance peut n'être toujours pas facile. Nous pouvons
nous contenter d'avoir pitié de nous-mêmes et se prononcer pour la solution
la plus facile en bénéficiant des avantages à court terme ou
réflécher et nous pencher positivement sur l'avenir.
Vous pouvez penser que vous n'avez pratiquement aucune chance de réussir en
tant qu'enfant, sachez que le plus souvent, nous sommes appelés à faire face
à de grandes occasions qui se déguisent brillamment en
situations impossibles. AHI/ Growing Up. 14
© 2002 Communicating for Change. All Rights Reserved
Developed by George Mbuagbaw